C’est officiel, j’ai mon (demi) TARDIS ! (partie 5) : La lampe

Voilà bien LE problème du constructeur de TARDIS ! La lampe est l’élément distinctif (en plus des différentes inscriptions) de la boîte bleue.

Il s’agirait initialement d’une lampe de jardin, adaptée par les accessoiristes de la BBC. La lampe comme le TARDIS lui-même a changé au cours de la longue vie de la série. Celui que j’ai choisi d’utiliser comme source d’inspiration, le TARDIS 2005-2009 des 9ème et 10ème docteurs, est relativement simple et facile à reproduire. Celle du 11ème et 12ème docteurs, c’est une autre paire de manches puisqu’elles incluent un verre d’une forme particulière intégrant une sorte de lentille à échelons (dite de Fresnel) diffusant la lumière de façon optimale.

En vérité la lampe n’est pas un problème, c’est un lot de problèmes. Je n’avais pas à me soucier de la lentille mais il me restait la réalisation de la structure elle-même, mais aussi un problème ajouté par mes soins : couper la lampe en deux. Hé oui, j’ai décider de faire un demi-TARDIS en guise de porte, j’ai donc un demi socle, des demi panneaux, un demi toit, des demi marquages « Police Box » et une demi lampe.

L’assemblage est simple :

  • un cylindre en verre
  • une structure métallique maillée/quadrillée
  • un « chapeau » composé de plusieurs dômes
  • un socle carré servant de liant avec le TARDIS
  • des barreaux pour renforcer la structure

Vous avez déjà essayé de couper du verre ? Moi oui. Les vitres, des miroirs et des bouteilles. A chaque matière sa technique et on trouve bon nombre de vidéos sur YouTube démontrant différentes solutions, comme couper en deux une bouteille pour en faire un verre ou un vase. Les premiers essais sont généralement catastrophiques mais une fois la technique maîtrisée, les résultats augmentent rapidement en qualité.

Sauf qu’ici, il ne s’agissait pas de couper un bouteille en deux mais un bocal en quatre : couper pour retirer le fond, couper pour retirer le dessus et couper le cylindre vide dans le sens de la longueur.

Après quelques essais et plein de morceaux de toutes tailles aux formes parfaitement horribles, la conclusion était évidente : le verre était le chemin le plus pénible.

J’ai donc tourné mon attention vers une autre idée : trouver un récipient cylindrique en plastique transparent,  suffisamment épais pour rester rigide une fois coupé en longueur et… de la bonne taille.

La meilleure pioche fut une bouteille de liquide pour lampe Berger. Cylindrique, de la bonne taille… Après 20 minutes de retrait d’étiquettes, j’ai finalement changé d’avis. Je tenait absolument à mon épaisseur et à la rigidité.

C’est là que je me suis rappelé une astuce que j’avais utilisé par le passé : les plaques de Plexi peuvent être thermoformées. C’est une technique que j’avais mis en oeuvre pour travailler un morceau de PLEXIGLAS GS 9C20 GT noir, opaque à la lumière visible mais laissant passer les infrarouges. Idéal pour une caméra infra-rouge chinoise type Eden Cam.

C’est simple : il suffit de faire monter cette matière à 140°C-150°C et elle devient alors malléable. Mais il faut faire attention. Il y a le Plexi XT (extrudé) et le Plexi GS qui est coulé. Un matériau extrudé est fondu et poussé/forcé au travers d’une forme pour prendre son aspect final. Un matériaux coulé est moulé dans une forme, un moule. Dans le premier cas, il existe des tensions interne au matériaux qui impactent son travail : en le fraisant il casse facilement et en le chauffant, il a tendance à changer de forme. D’un autre côté, il est moins cher que le « coulé » et, parait-il, plus facile à couper au laser.

Pour le Plexi noir je n’avais pas eu de problème, c’était du GS. Là, j’ai utilisé une chute d’une plaque achetée « je-ne-sais-où » et, bien entendu, c’était de l’extrudé. Mais ça, je ne l’ai remarqué qu’une fois le morceau dans le four.

Oui, c’est aussi simple que cela : un bocal à cornichons vide du bon diamètre, du papier de cuisson enroulé autour, le morceau de Plexi dessus en équilibre. On préchauffe le four à 140°C, on enfourne et on attend.

Si le Plexi prend gentiment la forme c’est du coulé, s’il se rétracte comme une pelure de mandarine qui sèche, c’est ce l’extrudé. Ce n’est pas une catastrophe, mais il faut prévoir un morceau plus grand que la forme finale pour pouvoir éliminer les morceaux déformé par la suite, et essayer de « tenir » la forme à la sortie du four, sans se brûler…

Et c’est ainsi que cela s’est passé finalement, un coup de four et une découpe de l’excédent pour obtenir un demi-cylindre solide.

Le dessus de la lampe était une autre affaire. Après des heures de recherche dans les magasins de décoration, de jardinage et de bricolage, je me suis résigné. J’ai acheté deux pieds de meubles, coupé dans le sens horizontal, collé l’un a l’autre et « ajusté » le tout au rabot et au papier à poncer avant de couper le tout à la vertical. Une demi-journée de travail avec un bois très dur et difficile à manipuler mais le résultat est relativement correcte à mon goût.

Le socle lui est une chute de bois du plancher du TARDIS et les tiges sont de simples baguettes cylindriques de 8 mm trouvés en magasin de bricolage. Le Plexi est finalement décoré à l’aide de vinyle autocollant (le même que celui utilisé plus tard pour les marquages « Police Box ») et le tout est assemblé à la colle à bois et au pistolet à colle.

Alors, oui, je sais. Les baguettes en bois reliant le socle et le chapeau de la lampe ne sont pas à la bonne place (elles devraient être dans les coins). Mais j’ai dû faire des concessions pour assurer la solidité de l’ensemble et je voulais qu’elles soient clairement visible de partout dans la pièce. Il n’est pas impossible que je corrige ce point plus tard selon le rendu obtenu au moment d’ajouter l’éclairage.

 

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