C’est officiel, j’ai mon (demi) TARDIS ! (partie 4) : Le toit et la décoration

Une fois la structure de base peinte et testée, avec les portes pleinement fonctionnelles et la partie supérieure ajustée, il ne resta plus qu’à ajouter le toit.

Celui-ci possède un angle qui tantôt est délibérément oublié sur quelques réalisations, sans doute afin de simplifier les choses. Personnellement, je pense que c’est là une caractéristique non seulement très importante du TARDIS mais, en plus, parfaitement logique. C’est, en principe, une cabine d’appel de police destinée à se trouver à l’extérieur à la merci des éléments. Il ne peut y avoir de toit plat car l’eau de pluie doit pouvoir s’écouler.

Mon demi-TARDIS se devait donc d’avoir un toit en pente même s’il est vrai que ceci n’est pas vraiment visible. L’angle officiel de 12,4°  d’après les plans de la BBC ne permet pas de voir la pente, à moins d’être suffisamment éloigné du TARDIS ou de le voir en plongé. Choses que la taille de mon salon ne permettent pas.  C’était donc un détail uniquement présent par principe.

La construction en elle-même ne fut pas très complexe. Une simple structure de renfort à l’arrière du demi-TARDIS (contre le mur) entre les deux panneaux latéraux, renforce l’ensemble. Est ensuite fixé en son centre un bloc de bois (reste de poteaux) pour arriver à une hauteur supérieure à celle des bords.

Mais cette fois j’ai été plus prévoyant qu’avec les étapes précédentes. Je savais que la lampe serait un problème car c’est tout simplement l’élément, de l’avis de tous les constructeurs de TARDIS, qui est le plus difficile à réaliser de façon acceptable, qu’il s’agisse d’un TARDIS modèle 2005 ou celui régénéré/reconstruit utilisé à partir du 11ème docteur.

J’ai donc non seulement prévu un passage pour alimenter la lampe mais également un support de fixation permettant de rapidement la retirer et la remettre en place. Rien de bien extraordinaire cependant, deux trous, deux chevilles en bois, un peu de colle et voilà, la lampe s’insert au sommet du toit et reste bien en place.

Il ne resta plus ensuite qu’à couvrir la toiture. Les reste/chutes des panneaux de particules utilisé pour les côtés et les portes ont miraculeusement suffit. Un énorme morceau en trapèze pour l’avant et deux triangles tronqués pour les côtés. Le dernier morceau a été un peu délicat à réaliser puisque la forme nécessaire rentrait effectivement dans la dernière chute mais sans pouvoir profiter des bords restant. Tout cela se coupe à la règle métallique et au cutter en faisant plusieurs passage et en respectant la règle de base : les doigts derrière la lame, jamais devant !

L’ensemble a été fixé entièrement avec des clous en raison de la proximité des bords. Une première tentative avec une vis fut catastrophique. Non seulement cela déformait le panneau de particules mais en plus risquait d’éclater le bois en dessous.

Les clous ont fait merveille même s’ils sont visibles malgré la peinture, mais après tout, qui regardera au dessus de mon TARDIS si ce n’est moi en changeant une ampoule ?

La structure brute du TARDIS était donc maintenant terminées. Il était temps de passer aux petites choses qui apportent une touche « finie » à l’ensemble.

En regardant attentivement les photos et plans du TARDIS original, on se rend compte que les côtés arborent tous des baguettes ajoutant un peu de relief et masquant sans doute aussi les problèmes l’alignement présent soit par erreur, soit parce que le bois travail.

Comme il s’agit de décoration, il était hors de question d’utiliser des vis, des clous ou des agrafes. Les baguettes seraient donc collées, mais comment coller à la colle à bois sur un matériau peint ? A moins de poncer, c’est tout simplement impossible et il était hors de question de prendre le risque de massacrer le travail déjà effectué et encore moins d’utiliser une autre colle (type époxy) car je suis un véritable cochon avec ce genre de choses.

Les baguettes du TARDIS ont un chanfrein, comme la plupart des baguettes de décoration. Il était donc possible de trouver une astuce : plutôt que d’utiliser une baguette, j’en utiliserai deux. La première, large, serait coulée sur la structure et la seconde plus mince sera collée sur la première : bois contre bois, la colle fonctionne.

Pour les portes le problème était un peu différent puisque les baguettes devaient également dissimuler les charnières. Elles ne devaient donc pas être clouées sur les portes mais aux poteaux. Ne voulant pas prendre cette fois encore le risque de fendre le bois (des baguettes cette fois), j’ai utilisé des vis. Le support est un poteau massif, pas de risque de fissure à ce niveau mais les baguettes devront être percés pour laisser passer la vis. Celles-ci n’étant pas visibles de face mais de côté, j’ai bricolé un peu : un premier trou du diamètre de la vis et l’utilisation d’un foret de plus grande taille (du diamètre de la tête de la visse) pour que celle-ci rendre dans le bois sans le casser. Ceci fonctionna, mais uniquement en procédant de la sorte avec les petites baguettes (18*8mm) et non les larges (28*4mm) clouées sur les autres panneaux (les baguettes larges sont moins épaisses et les baguettes minces le sont davantage).

Après fixation par vissage, l’astuce permettant la pénétration de la tête de vis fonctionna encore mieux de prévu. Un peu de pâte à bois, un coup de papier à poncer et toute la fixation est devenue invisible.

Enfin, il m’a suffit de coller le reste des baguettes (les petites sur les grandes sur les côtés et les grandes à l’arrière des petites sur l’avant) et le tour était joué.

L’espace entre les portes était un peu plus embêtant. Là encore j’ai du jouer d’astuce : une baguette de récupération (la même sur pour fixer les panneau au socle et aux poteaux) pour « prolonger » la porte de gauche à coup de vis et collage d’une baguette large en façade.

Et finalement, un gros coup de peinture pour couvrir tout cela et voilà ! C’est incroyable comme ce genre de petites choses ajoutent du relief et apporte un aspect « fini » à l’ensemble. « La beauté est dans le détail » dit-on, c’est tout à fait vrai, en tout cas ici.

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