C’est officiel, j’ai mon (demi) TARDIS ! (partie 3)

Avec le socle fixée aux « poteaux », il était temps de passer à un peu plus d’assemblage et en particulier à l’ajout des panneaux.

La récupération de bois qui traîne a, là aussi, joué son rôle car stupidement je me disais qu’il suffirait d’utiliser les cadres des panneaux comme support de fixation. Le petit problème c’est que j’avais totalement zappé le fait que le bord de ces cadres est à l’extérieur du TARDIS et que l’angle ne permettait, en plus, absolument pas d’utiliser la visseuse correctement. Hors de question de laisser apparaître des vis sur l’extérieur de mon TARDIS !

Lors de ma prochaine construction j’utiliserai la démarche suivant : créer les cadres, sans les fonds, fixer les cadres au socle et aux « poteaux » et ensuite ajouter les fonds en panneau de particules et le Plexi des fenêtres.

Là, j’ai été obligé de fouiller dans mon grenier pour trouver des baguettes d’environ 2 cm de côté pour servir le liant entre la base et les panneaux, en utilisant de longues vis et des rondelles pour ne pas massacrer le bois.

Les deux panneaux latéraux n’ont pas posé de problèmes particulier puisqu’ils étaient relativement droits. Les portes en revanche étaient une autre affaire…

Je me suis posé la question de savoir s’il fallait qu’elles soient amovibles ou non mais rapidement j’ai écarté cette option préférant compenser le manque de droiture en multipliant les charnières (5 de chaque côté). Et bien entendu, à la première tentative d’ouverture… scrrrrrrrtttttchhhh, le bas des portes frotte sur le socle.

La masse de matière à retirer était trop importante pour utiliser du papier à poncer et la grosse scie aurait fait un massacre. J’avais besoin davantage d’outils, à commencer par un rabot et des scie correctes.

Je n’ai jamais été très à l’aise avec une scie manuelle. Ca fini jamais droit et toujours avec une coupe ignoble… je ne doit pas être adapté à ce genre de matériel… occidental (et pour l’instant la scie circulaire me fait encore trop peur, et fait trop de bruit pour mon voisinage).

Encore une fois, merci Youtube et en particulier les vidéos de The Samurai Carpenter (ce gars est vraiment cool), et plus exactement celle-ci. J’ai donc opté pour une approche plus asiatique du problème et plus exactement pour des scies japonaises (nokogiri) qui présente la particularité de couper en tirant et non en poussant en plus d’avoir une prise en main très différente de nos scies occidentales et sont plus orienté vers la précision que vers la force de coupe.

Suivant les conseils de The Samurai Carpenter, j’ai opté pour la marque Gyokucho avec un lot acheté (neuf) sur eBay auprès d’un vendeur UK. L’ensemble permet des coupes dans le sens du fil (des fibres du bois) et à travers fil.

J’adore ces scies. Le confort d’utilisation n’a rien à voir avec ce que j’ai utilisé par le passé et je suis bien plus à l’aise avec, et, oh miracle, après quelques simples essais, finalement, je sais parfaitement scier droit ! :)

Après sciage, rabotage et poncage des bords des portes tout s’assemble parfaitement et les quatre panneaux sont finalement fixés.

Ces fabuleuses scies m’ont également permis de facilement m’attaquer à la partie supérieure du TARDIS destinée à recevoir le « Police Box » frontal

A propos de cette partie justement. Le fait d’investir dans une défonceuse ne concernait pas que les chanfreins mais également la possibilité de créer une rainure dans le bois de façon à ce qu’une plaque de Plexi puisse s’y glisser (en partant du principe que j’étais capable effectivement de fixer de manière parfaitement parallèle le haut et le bas).

Là encore, pour réaliser une telle chose il n’y a pas 50 solutions, il faut avant tout se fabriquer un guide de fraisage sur lequel va glisser la défonceuse. Je n’ai pas d’établi (ça viendra) et l’opération s’est donc déroulée sur un assemblage de planches et de tréteaux solidement tenu par une dizaine de serre-joints.

Ah oui, un commentaire sur ce point : peu importe la quantité de serre-joints en votre possession, il vous en faudra toujours plus. C’est littéralement la base de la base de l’équipement à avoir en quantité, de toutes formes et de toutes tailles.

Une fois la rainure faite sur deux long tasseaux de pin, j’ai alors joyeusement scié avec une précision qui m’était inconnue jusqu’alors, de façon à adapter ce nouveau cadre sur les « poteaux ». Les parties latérales sont composées de chutes du planché du TARDIS de façon à s’encastrer dans les rainures. Je voulais que le panneau « Police Box » puisse être changé afin de pouvoir selon mon humeur passer d’un TARDIS « normal » à un TARDIS « Bad Wolf » (celui apparaissant brièvement dans « Turn Left« , « Le choix de Donna » en VF, s4e11 de la seconde série).

Bien entendu la fixation, bien que parallèle de cette partie a donné lieu à une erreur que j’ai été obligé de corriger bien plus tard. La photo montre clairement un point de fixation à l’intérieur alors qu’un autre se trouve en dessous, à l’extérieur. Ce second point a été modifié après peinture intégrale, au moment de la décoration du TARDIS avec un jeu de baguettes.

Moralité, toujours réfléchir à la suite des opérations et toujours placer les points de fixation aux endroits où on sait parfaitement qu’ils ne gêneront pas. Jamais ailleurs en espérant que tout aille bien…

A ce stade de l’assemblage, un essai s’avérait absolument indispensable pour le moral. J’ai donc utilisé les chutes de Plexi des fenêtres, imprimé le texte sur plusieurs pages grâce à Inkscape et éclairé l’arrière. A ce moment, j’étais aux anges, ne voyant absolument pas que les portes n’étaient clairement pas droites…

Plein d’excitation, j’ai donc complété le tout avec la même structure de chaque côté du TARDIS et avancé sur la partie supérieure. Là m’attendait une autre paire de manches car l’adaptation à l’échelle de mon TARDIS était délicate. Il fallait que le tout ait un TARIDS’touch tout en gardant des proportions acceptables et sans provoquer de difformités. J’ai donc scientifiquement décidé de reposer sur l’algorithme suivant :

  • essayer,
  • poser,
  • ajuster,
  • reculer,
  • regarder,
  • recommencer.

Après plusieurs essais, je suis arrivé à quelque chose que j’ai considéré comme satisfaisant et j’ai fixé l’ensemble à grand coup de vis, de rondelles et de niveau à bulle (autre investissement bien utile) pour m’assurer que les panneaux latéraux ne partaient pas vers l’intérieur ou l’extérieur.

Remarquez sur les photos le petit morceau de bois entre les portes. C’est le support de fixation du verrou (pas la partie qui tourne avec la serrure, l’autre). L’espace entre les portes était trop important pour que la fermeture du verrou bloque effectivement la porte de droite.

Celle de gauche dispose d’un loquet de blocage en bas selon le même principe qu’on trouve sur certaines portes-fenêtres ou portières arrières de camionnettes : on ouvre la porte avec la serrure, puis on débloque la porte opposée pour la rabattre.

Il était alors temps de souffler un peu en pensant aux étapes suivante : le toit, la décoration, la lampe et le marquage du texte…

 

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