C’est officiel, j’ai mon (demi) TARDIS ! (partie 2)

Voici la suite de l’aventure…

Une fois les panneaux terminés et peints, il était temps de passer à la structure de base, à savoir le socle du TARDIS et les deux « poteaux » dans les coins.

De nombreuses réalisations utilisent des tasseaux rectangulaires, assemblés par deux de façon à former un coin. Les plans de la BBC eux-mêmes montre que les fameux « poteaux » sont en réalité creux. Moi, je ne sais pas pourquoi, je voulais que :

  1. comme le TARDIS original, les portes soient en retrait par rapport à ces « poteaux »,
  2. les « poteaux » en question soient en bois massif. Sans doute parce que ainsi cela assurerait la solidité de l’ensemble, du moins dans mon esprit (puisque pas grand chose supporte l’arrière du demi-TARDIS).

L’idée était donc de trouver des « poteaux », « poutres », tasseaux carrés, de quelques 8 ou 10 cm de côté, qui seraient vissés dans la masse au socle, dont les bords seraient fait à partie du même matériaux massif.

Dessous un poteau brute, dessus un poteau poncé et chanvreiné et au milieu une énorme fraise à 40€ (ouch !)

Dessous un poteau brute, dessus un poteau poncé et chanvreiné et au milieu une énorme fraise à 40€ (ouch !)

Et c’est là que je me suis fâché avec le rayon « bois » de MrBricolage… Parce qu’entre les tasseaux soi-disant calibrés et rabotés avec une courbe hallucinante, ceux avec un twist et ceux dégoulinant de sève, il n’y avait absolument rien d’utilisable directement ! Je peux vous dire qu’il y a des choses en rayon qui sont, à mon goût, une véritable blague, à moins que vous souhaitiez faire un arc géant ou un tonneau sans avoir à cintrer le bois !

Furieux je suis donc parti en grommelant et sur le chemin je me suis rappelé que sur mon terrain, à l’autre bout de la ville, j’avais il y a quelques temps, mis en pièce un mini-chalet pourrissant et que j’avais alors conservé quelques grosses poutres qui me paraissaient saines (au cas où).

Et c’est ainsi qu’après plusieurs allers-retours à pied, trois poutres de 8*8 cm, ayant traînées dehors au moins deux ans, plus de nombreuses autres années sous forme de chalet se sont avérées de meilleurs qualité, que le bois proposé par MrBricolage (il est aussi fort probable que ces poutres soient en autre chose que du pin. Du chêne, du noyer, du bouleau ?).

 

Je vous présente Brenadette, ma défonceuse

Je vous présente Brenadette, ma défonceuse

Le voyage à dos d’homme de poutres de quelques 2,70 m n’était pas une partie de plaisir (en dehors du plaisir de voir quelques passants sidérés), mais j’ai trouvé un constituant qui ne m’a absolument rien coûté si ce n’est un peu de sueur pour le transport et le ponçage.

Et c’est là qu’il m’a fallu faire un investissement que je qualifierai de littéralement terrifiant : une défonceuse, ta ta taaaaaa !

Je tenais, malgré les mauvaises proportions de l’ensemble, à respecter au maximum certaines points de détail du TARDIS. Là, en l’occurrence, il s’agissait d’avoir sur le socle ce petit angle de 45° au 2/3 de l’épaisseur du fond. Après recherches sur le web, j’ai appris un nouveau mot : ce que je voulais obtenir c’était un chanfrein ! :)

 

Le sommet d'un des poteaux latéraux avec une "découpe" à la défonceuse

Le sommet d’un des poteaux latéraux avec une « découpe » à la défonceuse

Et pour faire un chanfrein on peut utiliser une fraise sur une défonceuse : dans les grandes lignes, une défonceuse c’est un moteur de quelques 700W tournant à 22000 tours/minutes sur lequel est monté un machin coupant comme un rasoir… effrayant !

Mais avoir peur de ces machines (défonceuse, affleureuse, scie circulaire, etc) est primordial, car c’est lorsqu’on en a plus peur qu’on se sent à l’aise et qu’on fait des bêtises.

J’ai donc mis 120€ sur la table pour une défonceuse Ryobi chez… oui, MrBricolage. Plus quelques 70€ pour deux fraises à chanfrein chez HMdiffusion, et encore 20€ chez MrBricolage pour un coffret de fraises à rainurer Wolfcraft. Ce dernier article n’était pas nécessaire pour le socle mais pour le sommet des « poteaux » puisqu’ils ont une « découpe » suivant le contour du panneau « Police Box ».

Alors, il y a une chose à savoir sur ce genre de découpe : avant de pouvoir la faire, il faut se fabriquer un guide. J’ai vu des vidéos, je me suis pensé plus malin mais non, non, c’est vrai. L’outil ne suffit pas, avant de pouvoir l’utiliser il faut d’abord fabriquer autre chose, qui ne servira qu’à cela.

 

Le résultat est pas si mal (ouais, c'est parce qu'on ne voit pas le dessous en fait)

Le résultat est pas si mal (ouais, c’est parce qu’on ne voit pas le dessous en fait)

Et c’est ainsi qu’après beaucoup de bruit, de poussière, de peur et de copeaux, je suis arrivé à faire des ces poutres de récupération des pièces parfaitement acceptables.

Il ne m’a plus resté qu’à utiliser la troisième poutre pour former un cadre en « C » à peu près droit, renforcer le tout avec un plancher composé de plusieurs planches bien épaisse (achetées celle-là) et de percer les trous pour les énormes vis (deux par poutre).

Étant naturellement doué pour ne pas faire de trucs droits, même avec une équerre, l’assemblage n’était pas parfait, mais rien qui ne puisse être corrigé avec de la pâte à bois et de la peinture…

 

Couper un angle de 45° à la scie manuelle n'est pas si facile qu'on s'imagine...

Couper un angle de 45° à la scie manuelle n’est pas si facile qu’on s’imagine. On s’en rend compte surtout quand on assemble deux morceaux à 45°… Oh un espace ! Zut alors !

On s’améliore en faisant, il n’y a pas d’autre moyen d’apprendre. Le résultat est massif et lourd, exactement ce que je voulais (pas un TARDIS en contre-plaqué tout « branlant »).

Il a ensuite fallut fixer les poutres au socle en jonglant pour arriver à faire quelque chose de droit. Là, pas de triche possible puisque les portes doivent s’ouvrir et les panneau latéraux rentrer correctement. Cela c’est fini en empilage de livres pour caler le tout en plein milieu du salon et par l’achat d’un foret de 20 cm histoire de créer un chemin pour les vis et éviter de fendre le bois au moment du vissage (merci Youtube).

Au final l’ensemble était étonnamment droit et à niveau et cela commençait vraiment à prendre une forme faisant penser à la réalisation finale. Je ne regrette pas ma dépense pour la défonceuse qui est un outil absolument génial : non seulement j’ai mon chanfrein sur le socle, mais en plus j’ai la découpe pour le haut du TARDIS et elle m’a également servie plus tard pour le panneau « Police Box » afin de faire des rainures pour y glisser les plaques de Plexi.

Je sais que mon TARDIS n’est pas à la bonne taille mais ces petits détails font que j’en suis fier et que je vais apprécier, chaque jour, de le voir dans mon salon et non me dire « c’est brouillon ». Bien sûr, à présent que le TARDIS est presque terminé (ces billets ne sont pas écrit en temps réel), j’ajouterai bien encore quelques détails, comme le chanfrein sur le bord intérieur des « cases » des panneaux. Mais ceci m’obligerait à prendre le risque de tout gâcher en plus de devoir peindre une nouvelle fois les parties modifiées (l’autre solution c’est de récidiver avec un TARDIS entier cette fois. Oui, c’est sur la TODO list, comme un Dalek, un Weeping Angel et le Moment).

A propos, de peinture, un petit conseil  : mélangez bien et longtemps (mais genre très longtemps et en profondeur), en particulier avec ce genre de teintes foncées. La première couche était bien plus bleue que les suivantes car je n’avais pas remarqué qu’un mince filet de teinte bleu marine flottait encore en surface dans le pot. Je me suis retrouvé avec des motifs absolument horrible que je n’ai vu qu’après séchage…

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