C’est officiel, j’ai mon (demi) TARDIS ! (partie 1)

La série britannique Doctor Who sans doute sans aucun équivalent dans le monde. Créée en 1963 par la BBC, elle compte quelque 680 épisodes répartis sur 35 saisons. Personnellement, j’ai découvert Doctor Who sur Netflix avec le 9ème docteur (2005) interprété par Christopher Eccleston .

Le synopsis est relativement simple : Le docteur est un extraterrestre originaire de la planète Gallifrey, un Time Lord. Il voyage dans le temps et l’espace à bord d’un vaisseau appelé un TARDIS (Time And Relative Dimension In Space), qui parmi ses différentes caractéristiques possède la capacité de se camoufler et prendre l’apparence d’une cabine d’appel de police bleue britannique des années 1960. Dès le premier épisode, ce système de camouflage reste bloqué sur cette apparence.

L’autre caractéristique du TARDIS est qu’il est plus grand à l’intérieur qu’à l’extérieur, vraiment, vraiment plus grand.

Le docteur, et c’est là une brillante idée des créateurs de la série, peut lorsqu’il est mortellement blessé, se régénérer. Il change alors d’apparence et de traits de caractères tout en gardant ses souvenirs. Le personnage du docteur n’est donc pas lié à un acteur spécifique et la série peut évoluer au fil du temps au travers des différentes incarnations du docteur, plus ou moins adaptée à l’audience.

Les différentes incarnations du docteur sont numérotés. Celui interprété par Christopher Eccleston est le 9ème docteur, puis il y a eu David Tennant (2005–2010) , puis Matt Smith (2010-2013)  et à présent Peter Capaldi, le 12ème docteur de la série actuellement diffusée.

Le docteur ne voyage pas seul et est accompagné de compagnons, restant généralement le temps de quelques saisons. Rose TylerMartha JonesDonna NobleAmelia PondClara Oswald… Un peu à la façon de Chapeau melon et bottes de cuir, le compagnon, le plus souvent féminin, donne le change au docteur et créé une dynamique importante les scénarios.

C’est une série riche, très british (bien que s’américanisant un peu trop à mon goût avec le 12ème docteur et la supervision de Steven Moffat) et surtout avec une histoire s’écoulant sur quelques 50 ans !

Il n’est donc pas étonnant que toute une mythologie se soit construite autour de la série et que la masse de fans soit très importante… du moins dans les pays anglophones. En France, bien que la série soit et ait été diffusée, le nombre de fans reste apparemment assez réduit.

Dans l’écosystème du docteur gravitent différents éléments : le TARDIS, son tournevis sonique (sonic screwdriver), ses ennemis (Dalek, Cybeman, le Maître, les Slitheens, etc), ses costumes, etc.

Appréciant énormément la série et n’étant pas, mais pas du tout, amateur de cosplay, j’ai donc décidé de faire, comme d’autres, et me construire mon TARDIS… ou plutôt mon demi-TARDIS.

Mon projet initial était de faire réapparaître un passage de porte entre le salon et une chambre, muré au béton cellulaire et de couvrir le mur côté salon d’une bibliothèque disposant d’une ouverture (le genre à la Batman avec un faux livre en guise de système d’ouverture). Après attaque du béton cellulaire, décapage et rénovation d’une vieille porte, fabrication d’un cadre et fixation côté chambre… j’ai changé d’avis :)

La bibliothèque murale se trouvera côté chambre (plus tard) et côté salon le passage sera un demi-TARDIS.

Il existe bien des plans sur le web pour construire un TARDIS, à commencer par ceux de la BBC. Le problème, c’est que les proportions (hauteur/largeur) ne sont pas du tout celles d’une porte. J’ai donc adapté ma construction en m’inspirant des plans originaux tout en sachant que ce ne sera pas un exacte replica du TARDIS 2005 des 9ème et 10ème docteurs.

La construction a commencé avec des tasseaux de pin de 48mm sur 18mm de longueur de 2m pour créer les différents panneaux sous forme de cadres de 2m * ~41cm. Le tout est assemblé à l’aide de chevilles en bois et de colle.

Je n’avais jamais attaquer de bricolage du bois à cette échelle et j’était à ce moment joyeusement équipé d’une perceuse/viseuse sans fil, d’une scie, d’une règle en métal, d’un cutter et d’une ponceuse. Si c’était à refaire (et ça finira par arriver), je procéderai autrement aujourd’hui (rien n’est aligné, c’est un travail de cochon).

Une fois les 4 cadres réalisés, j’ai couvert l’arrière de panneaux de particules de 3mm d’épaisseur, découpés au cutter et fixés à l’aide d’une quantité astronomique de vis. La partie supérieure de chaque panneau est couverte de Plexiglass translucide de 3mm et 5mm d’épaisseur.

Pourquoi deux épaisseurs ? Parce que c’est ce que j’avais sous la main, en me disant que le fait de moduler l’intensité de l’éclairage intérieur permettrait de corriger les différences. Les plaques de Plexi de 5mm sont pour les portes et celles de 3mm pour les côtés. Les plaques sont percés et également vissées, comme les panneau de particules.

A ce stade, il était temps de se faire plaisir et d’ajouter sans attendre la serrure, un cadre pour la porte de gauche et les poignées. Le cadre de gauche est normalement une mini-porte permettant d’accéder à un téléphone. Cependant, comme le TARDIS s’ouvre vers l’intérieur (et que je voulais que les deux portes s’ouvrent), l’arrière de la mini-porte aurait touché le panneau de gauche. Avec un vrai TARDIS ce n’est pas un problème… il est plus grand à l’intérieur. Ici, ce sera une fausse mini-porte constituée d’un cadre de 35mm d’épaisseur sur 8mm de profondeur, tout simplement collé dans la bonne « cellule ».

Les « fenêtres » sont composées de baguettes de bois de 8mm * 8mm collées entre elles et sur les bords. Là encore, si c’était à refaire, je procéderai différemment en créant les cadres solide à la bonne taille et en les plaçant ensuite sur les fenêtres.

Une fois les panneaux terminés, je n’ai pas résisté à l’envie de les peindre, histoire d’avoir un avant-goût du résultat final.

Impossible bien entendu de trouver la bonne couleur (Pantone 2955C) mais la peinture tous support Inventiv « Bleu Encre 1 Satin » est très proche.

PS : j’ai un MrBricolage à 10mn à pied de chez moi, la quasi totalité des matériaux provient de ce magasin. Ce n’est pas une pub, c’est un fait, et je reviendrai dans un prochain billet sur mes commentaires à propos de certains de leurs articles (et pas forcément en bien)…

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